Toots Today

Bon on ne va pas y aller par plusieurs (souvent quatre) chemins. Je ne connais pas très bien l’œuvre de Toots Thielemans. Je sais simplement trois trucs. Il avait un harmonica*, il avait des grosses lunettes, il avait une moustache. Et si je me relis, finalement, ces trois attributs ne sont pas vraiment « son œuvre ». Il s’agit plutôt de « son apparat ». À ce qui paraît. Ou même pas. Je crois que j’ai voulu dire « son apparence » mais j’ai écrit le mot apparat, pas de bol. On va voir où ça nous nous mène, probablement nulle part. Ou pas très loin, tout au plus. Son harmonica, terrible engin de metal chromé et ses lunettes aux verres scintillants, sans doute très régulièrement nettoyées, devaient sans nul doute refléter les fortes lumières que son éclairagiste projetait sur lui lors de ses innombrables galas. Toots apparaissait alors faste et furieux, dans son costume d’apparat (on y arrive doucement), bling bling comme on dit maintenant, blingue blingue comme on disait avant. Sa moustache restituait moins la lumière que les deux premiers par contre. Mais elle n’en était pas moins éclatante.

*(probablement plusieurs)

Ça y est c’est fini. Hier c’était le dernier jour des Jeux Olympiques du Brésil de Rio. La Belgique y a décoché 6 médailles. Deux de chaque alliage. D’ailleurs, il faut savoir que depuis les Jeux de 1912, la médaille d’or n’est plus en or. Elle est en vermeil. C’est peut-être un métal précieux, mais pour moi ça veut dire beaucoup. En fait non. Rien. J’ai aussi dit « décoché » et pas « décroché ». D’abord parce que les deux mots se ressemblent, ensuite parce que le tir à l’arc est une discipline olympique, mais surtout parce que j’imaginais les athlètes démouler (décocher — attention, monsieur vocabulaire ici) eux-mêmes leur médailles toute chaude venant de la fonderie du coin. Après en avoir chié pour être les meilleurs praticiens du monde dans leur discipline, ils doivent en plus galérer pour décocher leur médaille, à main nue, sur le podium, devant des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs. Imagine. L’angoisse. D’ailleurs j’en ai trouvé trois aux alentours de Rio, des fonderies, pour donner un peu de vraisemblance à mes conneries:

  1. Fundição Piratini Ltda (R. Bela, 472 · +55 21 2580-3537)
  2. Zani (R. Capiberibe, 27 · +55 21 2233-7094)
  3. Fundição Itaúna Ltda (Av. Brasil, 6100 · +55 21 2270-9888)

Dans pile poil un mois c’est la fin de l’été. On aura bien profité des terrasses, de la chaleur, de sa propre odeur de transpiration et de celle des autres, des coups de soleils — au pluriel, soleils, on n’est jamais sûr, des « modjito » (faudra que je pense à écrire ce dialogue débile que j’ai en tête depuis des années à propos de la prononciation du mot « modjito »** — un jour) et des t-shirt sans manche de chez Zeeman pour montrer ses muscles. (Y’a un truc faux dans cette dernière proposition je dis pas quoi). Je vais ranger mon maillot une pièce, m’enduire d’auto-débronzant et me préparer à affronter l’hiver, avec notamment des pois chiches grillés, pour me tenir chaud. Mais la fin de l’été ça coïncide surtout avec la sortie de la mixtape des Sheitan Brothers sur Luik Records. Les Sheitan Brothers (Lyon, FR) c’est l’union entre Pierre-Marie, Directeur Artistique au Sucre et aux Nuits Sonores et Patrick Lallemand, Directeur Artistique au sein de son propre studio de design, Superscript². Ils nous ont préparé un mix de musique arabo-brésilienne de deux fois trente minutes. Pour prolonger la vie de l’été après sa mort. Voilà un extrait:

** (mot « modjito » ça fait momodjito, voilà c’est tout. Bravo Damien)

Et le lien entre tout ça, c’est quoi, bordel? Bah c’est le Brésil.

Tu vois, tout ce chemin parcouru depuis 2 minutes et 32 secondes, pour en arriver là:

  1. Toots à sorti un album avec des musiciens brésiliens et que tu peux l’écouter dans notre playlist Luik Today, les liens sont juste en dessous.
  2. Les Jeux Olympiques de Rio du Brésil viennent de se terminer.
  3. Les Sheitan Brothers vont sortir une mixtape avec de la musique brésilienne limitée à 50 exemplaires.

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Pois chiches neufs

Il y a « environ 353.000 résultats » sur Google pour cette recette. C’est beaucoup. Du coup je vais faire un condensé des 6 premiers résultats. J’ai choisi le chiffre « 6 » parce que, outre « Pyramide » qui était mon jeu télévisé préféré, j’aimais aussi très fort « Des Chiffres et Des Lettres » avec Patrice Laffont (comme par hasard c’était le même animateur pour les deux émissions, je te laisse en tirer les conclusions). Ça n’explique pas pourquoi j’ai choisi le chiffre 6 du coup. Mais en fait c’est parce que dans 353, si tu divises le 3 par l’autre 3, ça fait 1 et tu l’ajoutes à 5 et ça fait 6. Je te laisse aussi deviner la blague débile dans le titre de l’article, ça concerne aussi les maths et plus particulièrement la table 3. Bonne chance.

« Meilleurs que les cacahuètes et bien plus sains, les pois chiches grillés ont tout pour plaire. Ils sont en plus super-faciles et surtout rapides à faire. Vous allez être surpris de ne pas y avoir pensé avant. Pour les faire, c’est tout simple! » « Les pois chiches grillés donneront du soleil à vos apéros! Cette spécialité crétoise est également parfaite pour apporter du croquant aux salades composées. » « En fait, comme vous pouvez imaginer, il s’agit d’une méthode de cuisson, ancestrale et très simple. À défaut de four, on faisait griller les pois chiches dans une grande cuve couverte d’une grille avec des braises en-dessous (un peu comme les châtaignes). Cuisson de rue, rustique, souvent liée aux fêtes (par exemple en Sicile, on les vend encore ainsi durant les fêtes des Saints et cela s’appelle la Calia). » « Les pois chiches épicés se conservent quelques jours. S’ils ont tendance à ramollir, passez-les quelques minutes sur une plaque au four à 170 °C (325 °F) afin de leur redonner leur croquant. » « Je n’ai jamais consommé de drogue de ma vie, mais quand je me mets à bouffer ces pois chiches, j’ai comme l’impression que je me rapproche de ce que pourrait être une forme de dépendance extrême. » « https://www.youtube.com/watch?v=jInTZYBjcA4 »

Voilà. C’est simple et moi ça me rappelle mon grand père. Un immigré (ou « expat’  » comme on dit maintenant) venu de Monopoli dans les Pouilles en Italie pour bosser dans les mines de charbon en Belgique. C’est lui qui me faisait manger ça quand j’étais gamin.

Profite, et puis je te souhaite une journée toute douze (tu l’as?)