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Luikster Musique Note

Maserati Merak, fête des pères et The Durutti Column.

Quelques mots sur la playlist de cette semaine. Je ne sais pas pourquoi. Mais ils fallait qu’ils sortent, ces mots et ces morceaux.

Tu peux l’écouter ici: http://luik.lnk.to/damienaa en lisant là:

Alors il y a forcément nos 4 dernières sorties — liées au label ou à l’agence (sauras-tu les retrouver?) — mais il y a aussi deux ou trois histoires d’autour. « D’autour » ça sonne comme « d’amour » à quelques lettres près. Comme par exemple plusieurs morceaux de ce renouveau du jazz, ce nouveau jazz, ce neo-jazz, mais pas fusion, pas chiant, assez groovy, mais aussi un peu casse tête, et donc joli, qui m’est parvenu aux oreilles durant la soirée de samedi dernier chez mon pote Olivier, pas du tout arrosée à l’alcool puisque je n’en bois plus, mais arrosée à l’infusion de sauge séchée parce que « c’est comme de l’arnica pour le cerveau ». Alors il m’a fait découvrir le label International Anthem, qui sort notamment les albums de Jeff Parker de Tortoise mais aussi de Ben Lamar Gay qui devait venir jouer à l’Atelier 210 en avril. Durant cette même soirée, on parle de cette scène de Chicago qu’on écoutait beaucoup durant nos années pré-papa, avec les multiples projets de David Grubbs, Jim O’Rourke, John McEntire et donc forcément Gastr Del Sol (qui se retrouve dans la playlist). Et puis l’algorithme Spotify qui nous sort une chanson de The Durutti Column. Je n’ai jamais écouté ce groupe, c’est gentil, Spotify, de me faire découvrir cet album sorti il y a 41 ans, l’année de ma naissance, ça passe vite un disque. Ça passe vite le temps. C’est marrant comme un jour peut sembler lent, mais une année. Elle est là et puis elle est partie.

Aujourd’hui c’est la fête des pères alors il y a aussi un extrait du dernier EP de James P Honey de Buriers, sorti vendredi, une chanson qui s’appelle « Father ».
J’ai donc appelé mon père pour lui souhaiter une bonne fête et j’en ai profité pour lui poser quelques questions sur cette Maserati Merak (en photo) qui lui appartient et qui m’a toujours intriguée, sans vraiment savoir pourquoi. Elle me fascine au point où un jour j’ai demandé à mon ami tatoueur Sander (Nothingness de son nom d’époque, quand il pratiquait encore le tatouage) de la dessiner, dans son style, et de la tatouer sur mon avant-bras droit. Celui qui contient presque exclusivement des marques de vanité, comme le mot ROLEX — mon premier tatouage « blague », mais premier tatouage tout court, fait par Jean André en 2012 — la mort qui danse ou une Maserati Merak.

Mon père vient de m’apprendre que cette Merak est sortie de l’usine à Modena en Italie en avril 1979. Exactement au même moment où moi aussi, je sors de l’usine, à Liège.
Et juste pour être certain que tout ça était bel et bien prévu depuis le début, j’ai vérifié quand était sorti l’album The Return Of The Durutti Column, dont je partage un morceau dans la playlist. Et effectivement, je découvre à l’instant qu’il est sorti en 1979.
En avril.

« Funny how a day can seem so slow
but a year – it’s here then it goes »

— James P Honey

Tu peux écouter la playlist ici: http://luik.lnk.to/damienaa

Et merci d’avoir lu jusque là.

Edit 1: En plus de la métaphore cavalière de « la sortie d’usine » de la Merak et de moi-même, le label de The Durutti Column, c’était « The Factory ». Ça veut dire « usine » en anglais. Voilà, merci Nicolas d’avoir remué ça pour que je m’en aperçoive.

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Ecrire Photo

Bobin

La même chose dans ton Instagram. Viens, suis-moi.

Le virus Bobin se propage dedans moi.

Les livres de Bobin sont à la fois très fins et très épais. Une centaine de pages seulement mais dans lesquelles chaque phrase contient une centaine de couches. Comme un oignon. Un gros oignon. De la taille d’un cœur humain.

J’ai passé cette semaine à Laval, en studio avec It It Anita, entouré de 4 ou 5 de ses livres dans lesquels je m’arrêtais quelques minutes, au hasard de celui qui me tombait sous la main, dans lesquels je picorais des mots.

Je suis toujours passé à côté de cet auteur parce que je le confondais avec Japrisot. Je ne sais pas pourquoi. Sans doute je confondais « Un long dimanche de fiançailles » et « Une petite robe de fête ». Et les longs dimanches de fiançailles c’est pas trop mon truc. Enfin je crois. Je sais pas. Peut-être ça dépend des dimanches, des fiancés, de la robe et de la fête.

« Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir »

— Christian Bobin

Et moi, les portes que je connais le mieux c’est les portières de bagnole. Parce que j’ai grandi dans un garage. Un vrai garage, avec des voitures démontées et des taches d’huile au sol. Alors forcément quand, en novembre dernier, après un concert à Nantes, on rentre pour dormir et que je vois une portière sur un divan, je la prends en photo. Ceci dit, la cocasserie de déposer une portière sur un divan, dans le salon d’un appartement nantais, m’aurait quand même poussé à la photographier, même si j’avais grandi dans une pépinière ou un ruche.

Merci Taïla pour Bobin. Merci Nantes pour la photo. Merci Papa pour les taches d’huile.

Lire Christian Bobin c’est remonter à la surface, prendre une respiration pour ensuite replonger dedans soi.

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Design Note

Dessin de Lune de Champagne

Note: La méthode est en bas de l’article

Gravure de la lune
Regarde ma lune.

Voilà un test d’impression pour faire une lune (enfin « la lune » pas « une lune»). Un genre de gravure avec de la texture et tout. C’est très réaliste, on dirait la vraie.

On trouve toujours des trucs à faire.

J’ai moi-même confondu en revoyant « l’œuvre » ce matin posée sur mon « établi » et je me suis dit « Oh la lune, à cette heure-ci? ». Alors que c’était juste la gravure, fort heureusement. Qu’aurais-je fait d’une lune dans mon « atelier ».

Mais c’est fou c’est trop bien fait.
Voilà les ingrédients:
  • un bouchon en liège (les bouchons de champagne ont un diamètre plus grand donc ce sera une plus grosse lune)
  • de l’encre d’impression à base d’eau (j’utilise celle là)
  • en option: un pinceau pour appliquer l’encre sur le bouchon
  • du papier
La méthode est simple:
  1. Appliquer l’encre sur le bout du bouchon.
  2. Appliquer le bouchon (encré) sur la feuille. Voilà.

Maintenant si tu veux me suivre sur Instagram ou Facebook ou t’inscrire à ma petite lettre ou t’abonner à notre Patreon pour soutenir ces cours intensifs de gravure en ligne, n’hésite pas.

Encore une note: Envoie-moi tes dessins de lune

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Note Process

Premier journal. Nouveau journal.

Le nouveau et l’ancien journal.

Depuis le 21 novembre 2019, j’ai tenté de prendre une nouvelle habitude. Tout noter et tout écrire — enfin, le plus possible — tous les jours. Quelques extraits ont trainé sur Instagram ou dans ce précédent article et j’ai réussi à garder le rythme, de faire un peu, parfois beaucoup, mais tous les jours.

C’était aussi l’occasion de tester un nouveau modèle de carnets, le Zequenz, qui a un format intermédiaire, que je n’ai pas pu retrouver chez Moleskine ou Leuchtturm1917, tant dans la taille (plus ou moins 18cm x 12cm) que dans le nombre de pages (280).

La dernière entrée date du 9 février 2020, ça équivaut à 80 jours. Et 80 jours c’est une bonne durée pour faire le tour d’un carnet comme pour faire le tour du monde selon Jules Vernes. Deux mois et 18 jours pour remplir 280 pages de collages, de petits textes, de comptes rendus, de mes journées, de petits poèmes mais surtouts beaucoup de dessins de tasse de café, voire même une tentative de dessin avec du café.

J’ajoute le tag #noteback ici en dessous et je posterai sans doute plus régulièrement des extraits de cette nouvelle pratique, que je mets en place surtout pour me souvenir de choses, parce que finalement c’est vraiment ça l’enjeu, la mémoire (et le tour du monde).

Voilà quelques extraits du carnet que je viens de finir. Le nouveau est déjà bien entamé.

T’as remarqué que #noteback c’est un jeu de mot avec Notebook et Back, comme si on était en train de looking back dans les notebooks?

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Note

Trente-neuf trucs en deux mille dix-neuf

Je ne savais pas combien de « trucs » mettre dans cette liste alors je me suis dit que 2019, c’était 20 et 19 et que 20 + 19 ça fait 39. Voilà un petit retour en arrière et 39 petites combines de 2019.

Une tête de mort à Ebullition en Suisse
9. Tu la vois?
  1. Je me suis réveillé avec un feu de bois le 1er janvier 2019.
  2. J’ai trouvé une cacahuète avec 4 cacahuètes dedans mais je n’ai pas pensé à la photographier. Il faut l’imaginer.
  3. Après m’être fait voler mon sac à Barcelone en novembre 2018 j’ai dû me racheter un agenda. Après quelques recherches, j’ai découvert le Hobonichi Techo, fabriqué par une compagnie japonaise, un peu cher à faire venir jusqu’ici mais de tellement bonne qualité et conçu de manière intelligente qu’il m’est devenu indispensable.
  4. Une de mes obsessions c’est les systèmes d’organisation et de gestion du temps — alors que je suis le mec le plus désorganisé et toujours en retard. Le 3 janvier 2019 j’ai créé un système de planning fait de 12 blocs de 25 minutes. Je ne l’ai jamais appliqué mais j’ai quand même l’impression d’avoir été un peu plus organisé et moins en retard en 2019.
  5. J’ai encore acheté plus de livres que je ne pourrai en lire. Mais les avoir autour de moi, c’est déjà très rassurant.
  6. Je n’ai jamais vraiment arrêté de dessiner ma maison de rêve même si je ne la postais plus sur internet.
  7. Avec It It Anita on a fait plus de 70 concerts dans 8 pays différents.
  8. Mes parents sont venus me voir sur scène pour la première fois en six ans. Apparement ils s’étaient fait une mauvaise image de cette « musique de sauvage » puisque ma mère est venue nous voir à nouveau six mois plus tard.
  9. Durant un de nos shows en Suisse, j’ai vu une tête de mort super stylée dans les ombres et les défauts d’un mur.
  10. Depuis octobre 2019, une partie de la team Luik Music (notre label, agence de management et de booking) est salariée à temps partiel et c’est achievement assez important dans la vie d’une structure indépendante comme la nôtre.
  11. On a d’ailleurs bossé sur onze sorties dont on est très fiers.
  12. J’ai eu la chance d’être entouré d’une équipe incroyable au sein du label et de l’agence et on prépare une année 2020 de feu.
  13. Cinq groupes de la Luik Fambly ont joué aux Nuits Botanique. C’était quand même pas mal.
  14. Et puis quatre groupes au festival de Dour, c’est pas mal non plus.
  15. Céline règle tellement bien son Spotify que je découvre chaque semaine des super morceaux grâce à elle. Certaines choses se retrouvent et se retrouveront encore dans nos Luikster shows.
  16. La veille de mon anniversaire mes amis sont venu chez moi avec des souvenirs d’enfance, d’adolescence ou de « pré-adultat » et on beaucoup rigolé.
  17. C’est le nombre de pizzas qu’on a commandé pour nous tous, ce soir là (17).
  18. Ah oui j’ai eu 40 ans.
  19. Et j’ai passé ce cap dans le van, en roulant vers Tulle (FR) avec It It Anita.
  20. Le 17 juillet, avec Céline et les kids, nous étions sur la route des vacances et durant notre halte à Bordeaux, grâce à des phénomènes astro-météorologiques favorables, nous avons pu observer Saturne à l’oeil nu. Saturne, la planète.
  21. Deux jours plus tard nous étions dans une cabane en bois en plein milieu du désert espagnol, à 30 minutes en 4×4 de la première ville et c’était très calme, il y avait uniquement des livres, un hamac, le soleil et nous.
  22. Par contre j’ai lu La Lettre à Helga pour la deuxième fois. Ça ne m’arrive pas souvent de lire des livres deux fois, j’ai déjà pas le temps de les lire une seule fois, ça méritait d’être noté.
  23. Léon a commencé l’année en étant toujours un petit garçon, même s’il était « chez les plus grands » dans son école primaire. En septembre, il est passé en première secondaire, il est devenu un pré-ado autonome qui prend le bus tout seul pour aller faire du skate en ville avec ses potes. Le passage d’un « Léon » à l’autre a été assez brusque.
  24. Véga, elle, n’a pas encore changé d’école et elle me fait toujours super rire avec son humour absurde, je me demande de qui elle tient ça.
  25. Avec Pierre et Gil on a enregistré un épisode de Amour, Gloire & Chips « en live », avec du public! C’était avec Greg, qui animait un autre podcast: Ponk.
  26. On a d’ailleurs investi dans du matériel plus mobile et on a recommencé à être réguliers dans la sortie des épisodes.
  27. Le 31 octobre 2019, durant l’enregistrement d’un épisode de avec Fanny Ruwet, j’ai décidé d’arrêter de boire de l’alcool. Pour la coïncidence de calendrier c’était aussi un 31 octobre, en 2015, que j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande — un an après avoir tenté un régime paléo rempli de viande.
  28. J’ai vu Fleabag et j’ai dit dans cet épisode que « c’était la meilleure série de ces 10 dernières années » mais il paraît que ça se dit pas alors que je le pense très fort.
  29. En novembre j’ai recommencé à envoyer Ma Petite Lettre après 18 mois.
  30. J’ai aussi recommencé à écrire des petites lettres en vrai, avec un stylo bille, du papier, un timbre et un envoi postal. C’est un autre rapport au temps, aussi intéressant. D’ailleurs tu peux m’envoyer un courrier au 9, boulevard de l’Est à 4020 Liège (Belgique) et je te répondrai.
  31. J’ai également découvert un nouveau modèle de carnet — je voulais tester autre chose que le classique Moleskine — et le format, le nombre de page et la flexibilité du Zequenz (à peu près 18 x 12 cm, 280 pages) m’a permis de l’avoir avec moi constamment et de dessiner et d’écrire encore plus.
  32. On a relancé L’Amicale Books, notre maison d’édition indépendante, après 4 ans de stand-by et le premier objet que l’on sort c’est un Monthly Planner, un agenda hyper simplifié, à dater soi-même — l’absolu contre-pied du Hobonichi Techo.
  33. Le festival de design qu’on a monté en 2017, le Fig. Festival, s’est encore enrichi d’une super édition en février 2019 et celle qu’on prépare pour février 2020 s’annonce mirobolante.
  34. Benjamin, graphiste et co-fondateur du Fig, s’est acheté une imprimante Riso et c’est également une des raisons pour lesquelles on a eu envie de relancer L’Amicale Books.
  35. On est parti visiter Berlin en famille, une capitale à la fois paisible et surexcitée.
  36. C’était un chouette voyage en train, d’à peu près 6h, et comme dit le proverbe que je viens d’inventer: « Outre la destination, le chemin c’est aussi bien, en train. »
  37. C’était le dernier jour de décembre, on a quitté Berlin vers 15:00 et après des retards de trains en cascade, on a failli passer notre réveillon dans un wagon entre Aachen (DE) et Welkenraedt (BE). On est finalement arrivé à la maison à 23:30 pour se faire des pâtes.
  38. Et je me suis endormi avec le même feu de bois — voir point 1. — ce 31 décembre 2019. La vie n’est pas une ligne droite, c’est une boucle.
  39. Boucle de feu.

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Edition Process

Sophie, Tulipe, Sarah et Céline

Toujours remettre en question son travail, c’est comme ça que ça marche. Toujours, tout le temps. Et parfois c’est usant. Et parfois on a fait le tour. Et parfois on s’emmerde.

D’une part, il y a tout le temps cette envie de créer de nouvelles choses, pour ne pas s’ennuyer nous-même, ou lasser les personnes qui nous qui nous suivent, nous font confiance et soutiennent notre travail.

D’autre part, pour cristalliser ces idées et tous ces trucs qu’on fait, il faut s’installer une routine. Un rituel. Dans le même cadre. Parce que les idées elles ne viennent pas toutes seules, elles viennent quand on leur prépare le terrain, en faisant tous les jours la même chose. Dans le même atelier ou le même bureau. Quand on boit le même café ou qu’on écrit dans le même carnet. Tous les jours, sans s’ennuyer.

Sophie Guerrive — autrice et illustratrice de la fantastique bande dessinée racontant les histoires simples et pleines d’amour de l’ours Tulipe et de ses amis — faisait part d’une réflexion à ce sujet ce matin-même. Et accompagnait son post d’un petit strip sur le sujet.

Pour vous faire une confidence, j’avais décidé que Tulipe et les Sorciers serait le dernier tome de la série. J’avais peur de me répéter, et je voulais tenter d’hasardeuses aventures plus intello et prestigieuses, le genre qui décroche de grosses bourses au CNL.
Mais j’ai reçu de votre part, ici et là, tellement de messages de remerciement et d’encouragement que j’ai changé d’avis… Depuis quelques jours, je reprends doucement la série, toujours avec le même plaisir.
Merci 💙💚💛

Sophie Guerrive sur son mur Facebook

C’est vraiment pas un hasard si justement hier je suis retombé sur l’édito que nous avions écrit à quatre main (ou deux mains, si on écrit au stylo) avec la photographe belge Sarah Eechaut, en 2014, dans le livre « The First Time Forever » publié à L’Amicale Books. Ce travail collaboratif, sous forme de livre + poster + exposition, traitait du même sujet, de tous ces matins qui doivent être les mêmes (pour la routine), mais qui doivent être tous différents (pour ne pas s’ennuyer), nous donner l’impression d’être une première fois, tous les jours, pour toujours. The first time, forever.

Ce travail était basé sur le Conditional Design Manifesto, qui dans les grandes lignes, dit que « le process est aussi important que le produit lui-même ».

As a photographer, designer or musician, we do the same things everyday. The way we see, do or think is our own. That’s what makes us who we are. But on the other hand, in our practice, we also need to constantly do things differently. Experiment. Evolve. It’s a kind of paradox. We do the same things every day but we also do them differently every day. Like a quest for something being new every time you do it. Waking up in the morning doing the same thing differently. Doing it for the first time, forever.

Conversation with Sarah Eechaut.

Et comme le hasard n’existe définitivement pas, aujourd’hui durant le déjeuner, on se demandait avec Céline comment un.e boulang.er.ère pouvait survivre en vendant uniquement de petites choses pour de petites sommes. On a conclu que le métier de la boulangerie était un métier dur, mais un beau métier. Et qu’il en faut. Ça n’a pas grand chose à voir avec tout ce que j’ai raconté plus haut, à l’exception que cette discussion avec Céline est arrivée au moment même où j’ai vu apparaître le dessin de Sophie, qui se termine par de la boulangerie, sur mon mur Facebook.

Et pour finir, comme tu es un peu attenti.f.ve, tu auras remarqué qu’on relance notre petite maison d’édition L’Amicale Books et le prochain objet publié sera la nouvelle édition du Monthly Planner qui avaient fait un carton en 2015. Une grille pour te faire ton agenda toi-même, imprimée par dessus le reste des livres de Nina Cosco et Géraldine Thiriart, imprimés chez nous il y a deux ans. Tu peux te le procurer ici, ou tu le reçois gratuitement si tu es un.e Patreon. Livraison prévue pour le 8 janvier 2020.

Dis-moi si tu aimes le pain ou les tulipes. Et voilà à quoi le Monthly Planner ressemblera.

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Luik Music

Les 11 sorties Luik Music de 2019

On a eu une riche année, un peu charnière, au sein du label. On a travaillé très fort les sorties, le booking et le développement de nos groupes, on a sorti 11 petites perles en 12 mois. On peut même dire 13 perles, si on compte les sorties des premiers extraits d’albums prévus pour 2020, voire même 14 si on compte une ressortie « Deluxe ».

Voilà une playlist avec ces derniers « tubes », mais aussi des anciens, qui retrace donc un peu l’histoire du label depuis 2015. Elle est ici.

Les sorties de cette année, dans l’ordre chronologique:

Endless Dive « Falltime » (Album — 18 janvier 2019)

Lenny Pistol « Pistil Boy » (Mini Album — 1er février 2019)

Alaska Gold Rush « Birthday Parties » (Single — 5 avril 2019)

Jeremy Walch « Scarlet » (Album — 19 avril 2019)

Flowers « Doom City » (Album — 20 septembre 2019)

MSS FRNCE « IV » (Album — 3 octobre 2019)

Bison Bisou « Pain & Pleasure » (Album — 4 octobre 2019)

Elvin Byrds « Riot » (Album — 11 octobre 2019)

Lysistrata « Breathe In/Out » (Album — 18 octobre 2019)

Lenny Pistol « Not Cared / Dunes » (Double Single — 8 nov. 2019)

Bothlane « Hornet » (Single — 15 décembre 2019)

Les premiers extraits de deux albums qui sortent en 2020 sont là « for the record ». Ils seront surtout dans le compte de 2020.

The Guru Guru, on a sorti les singles qui précèdent l’album « Point Fingers », prévu pour le 31 janvier 2020.

Annabel Lee « Let The Kid Go » issu de l’album du même nom prévu pour le 20 mars 2020.

Et puis la ressortie « Deluxe » de « Laurent » de mon groupe It It Anita, le 6 septembre 2019, avec des morceaux inédits et des version live.

Pour soutenir la musique indépendante, va à des concerts et achète des disques et des t-shirt directement aux groupes, c’est un de leur seul moyen de survie (mais on ne va pas rentrer dans un débat sur le streaming).

Si tu ne peux pas te rendre à un concert tout de suite, tu peux toujours acheter des choses sur notre shop, ou soutenir de manière plus globale tout ce qu’on fait avec la famille (et dont je parle ici) via Patreon.

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House of my dream / Maison de rêve

Ma maison de rêve. Genèse.

Non mais c’est quoi cette petite maison que tu dessines tout le temps, partout? Tout le monde sait dessiner ça, pourquoi tu t’obstines. C’est même comme ça que les enfants dessinent une maison, il n’y a pas de quoi en faire un compte Instagram.

C’était en 2017, le 2 janvier. Comme tous les 2 janvier on est soudain rempli d’une nouvelle énergie, une énergie qui excite, qui pousse à faire des choses, à imaginer de nouveaux projets et on avait pris le temps de ne rien faire. Rien faire ça ne veut pas dire qu’on ne fait rien. Ça veut dire qu’on fait des choses qu’on a envie de faire, sans se mettre de pression, sans « obligation de résultat » comme on le dit dans le code civil, alors j’ai pris une règle et j’ai fait ce dessin:

J’aime bien les lames de mon plancher
qui prolongent les lignes du sol et la pointe du toit.

Ça a dû être vraiment très important pour moi d’étudier ce dessin à l’époque. J’avais dû prendre ça très à cœur pour aller jusqu’à l’appeler « Étude 1 ». Peut-être me sentais-je en Maîtrise de dessin de petites maisons, avec un diplôme de dessin de petites maisons à la clé? Mais d’un autre côté, il m’a effectivement bien occupé ce dessin. Il y a eu des centaines d’autres « études » après celle-là. Une maison dans un carré, dans un rectangle, les murs plus ou moins hauts ou l’angle du toit plus ou moins obtus. Une recherche sur les proportions et la grille de construction, en tiers, en quarts, en sixièmes.

C’est finalement en allant rechercher mes enfants à l’école 6 mois plus tard que j’ai dessiné avec une craie qui trainait sur le sol cette version beta. Ce dessin, dans une grille en tiers, a donné naissance à la version 1. Tiens, regarde.


Bon, vu d’ici, ça semble un peu abusé ton truc. Mettre six mois à faire un dessin aussi naïf, on dirait qu’il est d’une perfection inouïe, qu’il est sacré et que c’est très important. On dirait que c’est une très grande chose. Alors que ce n’est qu’une petite maison.

Mais je n’y peux rien, c’est le propre des obsessions, des idées répétitives qui s’imposent d’elles-mêmes, bien qu’on reconnaisse que c’est carrément fou et qu’on soit les seuls à penser que c’est important.


Sinon, la marche à suivre pour construire cette version 1 — car ce n’est pas impossible qu’elle évolue vers une version 2 même si ça fait 3 ans qu’elle n’a pas bougé — n’est pas bien compliquée. Si tu veux t’amuser à retrouver les étapes, c’est assez simple, ça devrait te prendre une ou deux minutes.

Une petite cerise sur ton gâteau. Ne prends pas à la légère les choses qui te semblent un peu inutiles ou anodines. Parfois ça va t’obséder, ou t’animer, pendant longtemps. C’est comme ça que le facteur Cheval à construit son palais, en ramassant des petits cailloux pendant 33 ans, en les fourrant dans ses poches durant ses tournées et en les disposant naïvement en forme de « Palais Idéal ». Fais les choses d’abord pour toi, tu verras après pour la fortune et la célébrité.

Par contre je vais continuer à imprimer, dessiner, graver et fabriquer cette petite maison avec tout ce qui me passe dans les mains, et peut-être que je vais aussi la proposer à d’autres, pour qu’elle.il.s se l’approprient et n’en fassent qu’à leur tête.

Tu peux aller voir les débuts du projet et suivre la page Instagram HOMD.MDR et si tu as envie de dessiner des petites maisons, n’hésite pas et envoie-moi tes expérimentations.

Tout se retrouvera à un moment ou un autre dans cette catégorie: House of my dream / Maison de rêve.

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Luikster The Word Radio

Luikster x The Word Radio avec Jeremy Walch

Jeremy Walch est parti avant la fin du mix et donc on n’a pas eu le temps de faire une photo ensemble. Il est dessiné sur la cover de Scarlet, un peu plus bas, tu peux te l’imaginer.

Comme tous les mois on a nos deux petites heures « Luikster » de mix à The Word Radio. On se fait un petit plaisir, parfois solitaire, parfois à deux ou trois, et on se lance des morceaux de musique — en vinyle ou en numérique — qu’on a découvert ces dernières semaines ou simplement parce qu’on a envie de la passer.

Sur cette session, commencée en solo, j’ai eu l’immense joie de voir débarquer Jeremy Walch et sa clé USB après presque une heure et demie d’émission, ce qui m’a permis d’aller faire pipi, de refaire du café, de compléter ma sélection parce que je n’étais pas très sûr d’avoir pris assez de musique avec moi pour tenir deux heures entières et surtout, revoir sa petite bouille parce que ça faisait un bail qu’on ne s’était plus revu.

Je profite de son incursion pour rappeler que le jeune homme a sorti cette année un super album chez nous, Scarlet, et que tu peux l’écouter partout ou — encore mieux en cette période de cadeaux — soutenir un label indépendant et te le procurer sur le webshop de Luik Music.

Voilà la tracklist de cette émission de décembre 2019. Tu peux soit la faire tourner en mode « mix de deux heures non stop avec des erreurs on n’est pas DJ » ou alors l’écouter sur ta plateforme préférée.

  • MadMadMad – Proper Music
  • Zombie Zombie – Texas Rangers
  • Land of Kush – Domyat 1331
  • Altın Gün – Süpürgesi Yoncadan
  • Beak> – Wulfstan II
  • Autisti – L’Altro Mondo
  • Mica Levi – Hosting
  • The Comet is Coming – Birth of Creation
  • The Psychotic Monks – A Coherent Appearance
  • The Guru Guru – Delaware
  • Bison Bisou – Dad Tomb
  • Neighbours Burning Neighbours – Lunar Hair Care
  • Nurse – Salty River
  • Idles – Mother
  • Chic – Le Freak
  • Algiers – Can the Sub_Bass Speak
  • Gil Scott Heron – Winter In America
  • Fly Pan Am – Bleeding Decay
  • Crack Cloud – The Next Fix
  • Melt Yourself Down – Every Single Day
  • Gorillaz – Sleeping Powder
  • The Arcs – Lake Superior
  • Tropical Fuck Storm – Braindrops
  • King Krule – Dum Surfer
  • The Chap – Bring Your Dolphin
  • Hot Flash Heat Wave – Sky So Blue
  • Ryder The Eagle – The Picture
  • Arlt – Soleil enculé

Si t’as découvert des trucs cools grace à ce mix (c’est un peu le but caché) ou justement tu connaissais déjà tout mais que tu veux nous faire découvrir de la musique, Twitter, Instagram, Facebook, commentaire ou mail, tout est ouvert.

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Amour, Gloire & Chips Design Note

250 nuances de fourchettes à frites.

Dans l’épisode 15 de Amour, Gloire & Chips, on recevait Cécile Barraud de Lagerie, qui, entre autres choses, collectionne les couleurs. Elle nous a expliqué dans l’épisode qu’elle a notamment une boîte avec une collection de fourchettes de friterie qui contient plus de 250 nuances différentes.

Elle était en plein déménagement ce week-end, elle a retrouvé sa collection et elle s’est empressée de nous en envoyer des photos pour raviver le souvenir du podcast.

C’était déjà étonnant de s’imaginer qu’il y avait plus que 15 ou 20 couleurs différentes mais le fait de les voir en vrai (enfin, en photo dans ce cas-ci), ça rend l’histoire encore plus spectaculaire.

Tu peux écouter l’épisode sur ton application de podcast préférée en cliquant ici. Et n’hésite pas à me parler de tes collections et obsessions sous cette publication Instagram ou sur Twitter, parce qu’on est obsédés par les obsessions.