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Bobin

La même chose dans ton Instagram. Viens, suis-moi.

Le virus Bobin se propage dedans moi.

Les livres de Bobin sont à la fois très fins et très épais. Une centaine de pages seulement mais dans lesquelles chaque phrase contient une centaine de couches. Comme un oignon. Un gros oignon. De la taille d’un cœur humain.

J’ai passé cette semaine à Laval, en studio avec It It Anita, entouré de 4 ou 5 de ses livres dans lesquels je m’arrêtais quelques minutes, au hasard de celui qui me tombait sous la main, dans lesquels je picorais des mots.

Je suis toujours passé à côté de cet auteur parce que je le confondais avec Japrisot. Je ne sais pas pourquoi. Sans doute je confondais « Un long dimanche de fiançailles » et « Une petite robe de fête ». Et les longs dimanches de fiançailles c’est pas trop mon truc. Enfin je crois. Je sais pas. Peut-être ça dépend des dimanches, des fiancés, de la robe et de la fête.

« Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir »

— Christian Bobin

Et moi, les portes que je connais le mieux c’est les portières de bagnole. Parce que j’ai grandi dans un garage. Un vrai garage, avec des voitures démontées et des taches d’huile au sol. Alors forcément quand, en novembre dernier, après un concert à Nantes, on rentre pour dormir et que je vois une portière sur un divan, je la prends en photo. Ceci dit, la cocasserie de déposer une portière sur un divan, dans le salon d’un appartement nantais, m’aurait quand même poussé à la photographier, même si j’avais grandi dans une pépinière ou un ruche.

Merci Taïla pour Bobin. Merci Nantes pour la photo. Merci Papa pour les taches d’huile.

Lire Christian Bobin c’est remonter à la surface, prendre une respiration pour ensuite replonger dedans soi.

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