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Ma Petite Lettre

On fait (jamais) comme on a dit.

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Ma Petite Lettre du jour est envoyée. Ça parle globalement de quand on fait des choses même si c’est pas ce qui était prévu mais que c’est cool quand même et puis peut-être on fait des choses qui semblent inutiles mais qui parfois se révèlent utiles.

J’ai reçu pas mal de retours par mail ou tweets sympa, dont celui de Simon, qui dit: C’est pas un haiku, c’est un extrait d’un poème, mais c’est joli:

True ease in writing comes from art, not chance,
As those move easiest who have learned to dance.

— Alexander Pope

Je vais faire comme Simon, je vais l’apprendre par cœur, comme un mantra.

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Ma Petite Lettre

Unslash — Ma Petite Lettre #20

Hey salut!

Très vite quand on a lancé PLMD, notre studio de design, avec Pierre on a voulu s’essayer à d’autres trucs. Transformer notre chouette bureau, L’Amicale, en espace d’exposition par exemple. On devait donc contacter des artistes, créer des expositions avec eux, préparer une communication pour quand même avoir du monde, prévenir la marque de bière avec un pingouin qui arrose tous les événements culturels bruxellois qu’on allait faire un vernissage immanquable pour finalement recevoir ces 200 bières gratuites. Et puis les boire. C’était du taf.

Quelques mois plus tard, on a voulu s’essayer au métier d’éditeur, on a lancé L’Amicale Books — on n’allait pas chercher trop loin les noms de nos projets tu remarqueras – et on a bossé avec David Widart, photographe, pour sortir son premier livre, on a essayé de faire les choses bien, on a même gagné des prix.

Entre-temps on a essayé d’autre trucs. Avec Constant par exemple, on avait commencé à développer une application de facturation pour indépendants, BILLLIT. Le nom et le logo étaient super. Mais c’est resté à l’état de prototype.

Un peu plus tôt, avec Jean-André, on a bossé sur un truc qui allait s’appeler Steal Please, pour voler gentiment des images d’internet et faire des moodboards, une sorte de Pinterest avant Pinterest. C’est resté à l’état de prototype.

Je me souviens aussi d’une tentative de « eBay en deux clics » (c’était notre pitch) avec Thibaut, ça s’appelait Sell Buy Me. Puis j’ai essayé de monter une agence pour représenter mes potes graphistes, photographes, illustrateurs, j’étais un Agent Content. Avec Tom Galle et Ramin on a aussi fondé Internet Club dans lequel on faisait des pages web inutiles mais tellement cool. Puis j’ai fait DJ à des mariages avec Olivier. Ensuite j’ai commencé It It Anita avec Mike. Avec d’autres graphistes on a monté un collectif pour défendre notre métier. Avec François, une autre maison d’édition. Puis un label. Une agence de booking et management. Un festival de design. Un podcast. Une Fédération des Labels Indépendants Francophones. Un trucs pas encore trop défini, avec Pamela, mais qui stagne ici, Entente Music Group. Un nouvelle émission pour The Word Radio. Il y a sans doute d’autres mais soit j’oublie soit c’est secret (soit c’est la honte).

On me demande parfois comment je fais pour cumuler, ou « slasher * », comme on dit depuis 2015, et faire en sorte que tout roule, comme ça. Mais en fait tout ne roule pas toujours, malgré ce qu’on peut voir. Ce qu’on laisse voir en tous cas. J’en parlais la semaine dernière avec l’invitée du prochain épisode du podcast (je ne te dirai rien sur son identité, tu n’auras qu’à être dans les parages le 6 mars, tu auras juste remarqué que j’ai écrit « invitée » c’est un indice) mais malgré l’impression générale que tout va bien, parfois c’est la misère, la déprime, le fond du gouffre, on ne voit pas d’issue mais ça, on ne le montre pas, parce que c’est pas très beau.

Alors on va jusqu’à la rupture.

Et là, hop, on recule d’un petit pas, on regarde le tableau en entier. Non mais t’es sérieux? Tu te prends pour qui pour avoir autant de slashs (pas les chaussures — voir footnotes — d’ailleurs, slash, chaussure, pieds, foot, note, tu l’avais)? Alors on se recentre sur les choses qui comptent vraiment, on essaye de mettre des priorités, on va lever un peu le pied pour pas rechuter. Et puis trois jours plus tard, on a repris le dessus, on a réussi à faire le quart de sa todolist, on est méga chaud et on recommence. À fond. À fond de balle même. On n’apprend rien, on ne tire aucune leçon et on recommence comme avant. (D’ailleurs on a une idée de marque de pullover avec Pierre, faut que je t’en reparle).

Le monde des entrepreneurs, ou celui des sportifs, reprend souvent en choeur les mots de Samuel Beckett qui disent « Try Again. Fail again. Fail better ». Oui, c’est pas mal, c’est plein d’espoir, tombe, relève-toi, tombe encore et relève-toi encore. Genre plus tu tombes, moins tu tombes. C’est comme les trous dans le fromage. Plus il y a de fromage, plus il y a de trous. Mais plus il y a de trous, moins il y a de fromage. Donc, du fromage, plus il y en a, moins il y en a. En fait non, ça n’a rien à voir avec le fromage. Un peu comme le livre de Beckett, Worstward Ho, d’où est tirée cette phrase, pas celle du fromage, qui n’a rien à voir avec le succès. C’est plutôt le contraire, c’est une sorte de mode d’emploi pour rater de manière catastrophique l’écriture d’un livre.

Je regarde beaucoup Naruto en ce moment et forcément je m’imagine utiliser la technique du multi-clonage pour arriver à tout faire sans trop m’user. Mais j’ai déjà trop parlé et j’ai pas vraiment de conclusion.

Gros bisous, et surtout enlève tes slashs.

*

« Slasher » ça vient du mot « slash » — pas le guitariste avec des cheveux, ni la chaussure de plage (parce que oui, c’est le mot belge pour « tong ») car on utilise ces barres obliques, pour séparer les métiers. Si je devais les mettre tous dans ma signature mail, je serais designer / curateur / éditeur / start-up (?) / impresario / DJ / musicien / militant / re-éditeur / manager / booker / directeur de festival / podcasteur.

Des petites cerises sur des petits gâteaux, c’est le nom de la rubrique à la fin avec des liens, encore.

  • Tous ces mots ont un peu tournés dans ma tête à l’écoute d’un des derniers épisodes de Nouvelle École, celui avec Morgane Sézalory qui parle de son burnout.
  • Si t’as pas encore écouté la dernière émission qu’on a concocté avec Camille pour The Word Radio elle est (super et elle est) .
  • On a sorti le nouveau clip de Jérémy Walch et il sera en concert avec Monolithe Noir et Annabel Lee aux Aralunaires le 6 mai pour la soirée spéciale Luik Records (participe).
  • Je suis passé à la radio nationale pour parler de ma Digital Detox (voilà le passage), jusqu’ici tout va bien, en douceur, mais on en parlera dans une prochaine lettre.

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Digital Detox Ma Petite Lettre

Digital Detox — Ma Petite Lettre #19

Ça y est je switch.
J’ai eu mon premier smartphone en 2006, c’était un Sony Ericsson W950, c’est mon pote Sébastien qui me l’avait conseillé, il avait le même. C’était super. Enfin, c’était super comme un smartphone en 2006. Puis l’année suivante, en 2007, Steve Jobs change le monde et sort son premier iPhone. Le même Sébastien se trouve à New York quelques mois plus tard, s’achète un iPhone 1, m’achète un iPhone 1 et voilà, boom, ça fait plus de 10 ans que j’ai des iPhones. Comme tout le monde en fait.

Sauf que là, ça y est, je switch.
Ça fait plusieurs mois que j’envisage cette digital detox — j’en parlais déjà dans ma petite lettre #14 à l’occasion de mes vacances. Je crois que Céline et mes kids pourront le dire, ça a été un fiasco. Je m’étais dit que je me mettrais en congé d’internet mais j’étais malgré tout assez souvent sur mon téléphone. Au départ d’une excuse pour « prendre une photo entre guillemets », je me surprenais souvent à cliquer « par erreur entre guillemets » sur l’app Facebook ou Twitter pour voir ce qui se passait « dans le monde entre guillemets ».

J’ai toujours eu besoin de trucs un peu extrêmes pour changer. Quand Léon est né en 2007, je voulais me lever plus tôt pour continuer à bosser fort sans pour autant grater sur mon temps avec ma famille. Depuis lors, sauf exception, je me réveille entre 4:30 et 5:00.
L’année dernière quand j’ai décidé de lever le pied sur l’alcool après une tournée avec It It Anita de presque 4 mois un peu intense et fort arrosée, en duo guitare/batterie — avec Bryan, notre batteur quoi… — on a arrêté totalement. Pas juste boire un peu moins. Ça n’aurait pas marché. Juste ne plus boire du tout. Et c’était super.
Alors quand je découvre moi-même tout seul ma propre addiction à l’internet mobile, j’ai pas beaucoup de choix. Je tente l’expérience. On verra. Hasta la vista. Bye Bye. Terminator.

Je vais garder mon smartéléphone (qui n’est plus connecté au réseau 4G) uniquement pour le « Coffee Orgasm » du matin sur Instagram, pour une application de méditation et pour écouter des podcasts. Toutes les autres applications ont disparu. Je commençais à ressentir une sorte de saturation en étant constamment connecté sur Slack, Facebook Messenger, iMessages, je reçois des dizaines d’emails par jour, et puis il y avait encore des messages sur Instagram, WhatsApp, Twitter, Snapchat. Et même si j’avais désactivé les notifications depuis plusieurs mois, il me suffisait d’une seconde pour aller ouvrir ces applications, les unes après les autres, juste pour voir. Je n’étais plus jamais vraiment en train de ne pas travailler.

C’est un peu ça le problème, c’est qu’on est partout mais qu’au final on n’est plus vraiment là.

Et j’avais envie d’être là.

Ça ne veut pas dire que j’arrête internet définitivement. Ça veut juste dire que mes moments en ligne seront réfléchis et pas des réflexes ou des TOC. D’ailleurs Louis Dubourg en parle à un moment avec Jean-Philippe de Tinguy dans le dernier épisode de son podcast (chouette émission, plutôt orientée stand-up et comédie) Un café au Lot7. Le réflexe obsessionnel de constamment vérifier son fil Facebook, c’est fou. Voilà le lien si ça te dit, c’est l’épisode 22.
Alors je change de téléphone, et quitte à switcher, je voulais switcher en beauté. Je le scrutais depuis l’été dernier, voilà, mon téléphone « non intelligent » ou « imbécile téléphone » ce sera le 
Punkt MP01.
Premier jour aujourd’hui depuis plus de 10 ans où je vais marcher dans la rue sans être connecté à internet.
Ah oui, et maintenant Sébastien court des marathons. Entre Bruxelles et New York.

Merci d’avoir lu, et si toi aussi tu t’envisages une digital detox de l’internet de trottoirs, fais-moi signe, on boira des cafés.
Bises xxx
Damien

Des petites cerises sur des petits gâteaux. (c’est le nom de la rubrique à la fin où je balance des trucs cools que j’ai vu passer ou des choses à nous, en cours.)

  • Je vais commencer une nouvelle série de podcasts sur le Nonline. Mais tu seras au courant, t’inquiète. Et comme je dis plus haut, si tu veux venir me parler de ton expérience à toi, hit reply.
  • Le dernier épisode de mon podcast Avec des images dans lequel je reçois Céline Gillain, est ici.
  • Mateusz à lui aussi expérimenté une détox, mais plutôt alimentaire.
  • Le FIG 2 (Festival International de Graphisme de Liège) était une réussite absolue et on va commencer à poster des comptes rendu photo et video. Va faire des j’aime sur Facebook ou Instagram ou Twitter.

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Ma Petite Lettre #14

Salut toi,

je vais commencer par un merci. Merci pour les gentils mots à propos de la lettre numéro 13, parce que apparement elle t’as plu et beaucoup d’entre toi m’en ont parlé, en vrai ou par mail. Ça fait toujours plaisir de savoir qu’on est lu et que ça peut plaire. Je prends ça comme une validation pour continuer à polluer ta boîte mail toutes les semaines.

Là, je suis en vacances. Depuis vendredi (ou hier, si tu lis tes mails le samedi). Je vais essayer de ne plus devoir toucher mon ordi ou de me trouver à proximité d’un écran durant ces quinze prochains jours. Un vrai break (si on était sur YouTube il y aurait un montage avec une répétition du mot BREAK / BREAK / BREAK et un zoom-in sur le-la YouTubeu-r-se en question). Depuis 2004, l’année où on s’est jetés dans la gueule du loup avec Pierre, quand on a lancé notre studio de design graphique et qu’on est devenus « chefs d’entreprise », direct après l’école, sans filet, je pense que je n’ai jamais passé plus d’une journée sans un écran. Déjà parce que, dans mes souvenirs, les trois premières années, on n’a pas pris de vacances, on bossait (à peu près) tout le temps. Et juste après ces trois années de dur taf pour faire exister PLMD, l’iPhone a débarqué et il n’a jamais quitté ma poche. Pour reprendre les mots de Chandler Bing (mais lui c’était à propos de la cigarette) « c’est la partie manquante de ma main, avec lui je me sens complet », toujours en train de bosser, envoyer un mail, répondre à un message, faire avancer un projet. Je suis donc connecté en permanence depuis 2007 (on peut même remonter à 1996, quand j’ai eu internet dans ma chambre d’ado) et quand t’es à fond dans ce que tu fais, que t’es ton propre patron — même si j’ai toujours préféré la formule « ton propre employé » c’est plus proche de la réalité — c’est impossible de lâcher prise complètement. Et c’est encore plus difficile dans les métiers créatifs où c’est précisément dans ces moments de lâcher-prise et d’errance que ton cerveau se décide à te fourguer plein de super idées. J’ai donc toujours trouvé un moyen de déverrouiller l’iPhone et noter cette super idée dans Evernote, envoyer un truc, poser une question parce que « ça pouvait pas attendre », retourner voir si j’ai eu une réponse parce que « ça pouvait pas attendre ». Ça fait dix ans que j’associe le mot « idée » avec le geste « déverrouiller l’iPhone ».

Damien AA / Instagram

L’expérience JVLMP (Je Vais Lâcher Mon Phone).
Comme le disais Balmeyer dans son ancienne bio, on va voir ce que ça va döner. J’ai mon carnet qui ne me quitte de toutes façons jamais. Si je dois noter un truc, je le fais avec mon Pilot G–2 (mon obsession pour ce stylo on en parlera un jour). Une idée, un rendez-vous, un truc con, un sujet pour une prochaine petite lettre ou simplement les trucs cool du jour, boom, carnet.
J’ai mon Mju-II qui ne me quitte de toutes façons jamais. Si je dois faire une photo, je ne dégainerai pas VSCO ou Instagram, je ferai une bonne vieille photo argentique. Ce sera même encore mieux, je pourrais légitimement me sentir plus photographe que jamais!
Et en fait c’est tout. Je n’ai besoin de mon téléphone pour rien d’autre (sauf pour faire le débile sur Snap ou Twitter mais ça peut attendre 15 petits jours, je reviendrai vite). Je l’utilise aussi un peu pour passer des coups de téléphone. Mais plus personne ne fait ça. Si?

Donc, ça y est, sur ce, j’y vais, salut, je vais partir sans téléphone, avec la famille, au lac ou en camping, dans la campagne Famennoise où on va retaper un vieux chalet. Et je te laisse avec la nouvelle chouette playlist de Xavière, notre « playlist curator » parisienne. Ça s’appelle Reservoir et c’est déjà la numéro 6.

Alors, profite,
D.AA.

Note 1. Je veux bien t’envoyer une petite lettre « en vrai », si tu me donnes ton adresse postale — et si tu n’es pas un million.

Note 2. Il y aura quand même une exception à tout ça, c’est It It Anita en concert le 29 juillet au Zwart Goud à Maasmechelen, je vais sans doute check mon téléphone ce jour là.
Et puis le 4 et 5 août c’est le Micro Festival à Liège. On s’y verra en vrai ce sera chouette.

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Ma Petite Lettre #13

Bonjour toi,

J’ai toujours adoré les jeux de mots et les jeux de chiffres, ça tu le sais. Pas plus tard qu’hier j’ai utilisé « en vrai dans un projet » un jeu de mot sur lequel je suis tombé en écrivant tout et n’importe quoi dans mon carnet (on reparlera sans doute un de ces quatre de l’importance d’écrire tout et n’importe quoi dans un carnet). Une idée que j’ai en tête depuis un petit bail c’est de faire de nos playlists Spotify mensuelles une sorte de marque. C’est pas exactement une « radio » (même si c’est l’url que j’ai choisie) mais c’est un endroit où je veux que tu te poses pour trouver une playlist qui te convient, qui convient à ton moment, et qui a été « curated by » une chouette personne. La suite, c’est boule de neige de mots. Mon label s’appelle Luik Records. Luik, c’est le nom de ma ville, Liège, en néerlandais (pour les non-néerlandophones, on prononce à peu près « Le-Hic »). Luister, aussi en néerlandais, ça veut dire écouter. Donc les playlists à écouter, proposées par Luik, s’appellent Luikster. Voilà.
Bon, c’est pas non plus complètement taré comme jeu de mots, mais c’est toujours super quand tu te rends compte que les choses collent entre elles, ça veut dire que peut-être tu ne t’es pas trop trompé au départ, un truc du genre. Si tu veux y jeter une oreille, voilà la nouvelle sélection folle de Abboie Poupouss. Abonne-toi et écoute-clique. Il y a 13 titres. C’est important pour la suite. Il existe aussi une playlist avec une selection de morceaux sortis sur le label, les LUIK HITS.

Damien AA / Instagram

Trouver des rapports entre les chiffres aussi, ça fait partie des choses qui encombrent ma tête au quotidien. Il y a quelques semaines je suis allé acheter un avocat. Je vois le caissier taper le « code » de l’avocat sur sa petite machine. Et là, BAM! Réaction en chaine. J’ai l’impression qu’il tape 444. Direct, dans ma tête « Haha, marrant, l’avocat, 444, le diable, 666. L’avocat du diable. Haha. » Je me souviens aussi qu’un jour quelqu’un m’a dit « L’avocat, c’est trop bon, c’est le fruit de Dieu ». Dieu. Diable. LOL. Bref, toujours perdu dans mes chiffres et dans ma tête je me dis: il ne manquerait plus que en plus du 444 et 666 je—«Voilà Monsieur, ça fera 5,55».
Jeudi dernier c’était le jour où les Sale Gosse (et Blondy Brownie) sont venus jouer sur la scène presse aux Ardentes. On s’est rendu compte avec Randa, la chanteuse de Sale Gosse, que ces derniers mois ils ont fait trois concerts à Liège. Trois mois d’affilée. Le 6 mai au Reflektor, le 6 juin à La Zone et le 6 juillet aux Ardentes. Voilà voilà. 666. Les mois numéro 5, 6 et 7. If Man is 5, then the Devil is 6, and if the Devil is 6, then God is 7 — The Pixies.

Tiens, pour finir, on est le 13 aujourd’hui. Et tu es en train de lire la petite lettre numéro 13. Et tu sais l’avocat que j’ai acheté quelques lignes plus haut, je l’ai acheté un 26, c’est 13 x 2. Et il était midi 39, c’est 13 x 3. Et tu peux regarder, voilà l’image.

Gros bisous, à la semaine prochaine.

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