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Note Process

Premier journal. Nouveau journal.

Le nouveau et l’ancien journal.

Depuis le 21 novembre 2019, j’ai tenté de prendre une nouvelle habitude. Tout noter et tout écrire — enfin, le plus possible — tous les jours. Quelques extraits ont trainé sur Instagram ou dans ce précédent article et j’ai réussi à garder le rythme, de faire un peu, parfois beaucoup, mais tous les jours.

C’était aussi l’occasion de tester un nouveau modèle de carnets, le Zequenz, qui a un format intermédiaire, que je n’ai pas pu retrouver chez Moleskine ou Leuchtturm1917, tant dans la taille (plus ou moins 18cm x 12cm) que dans le nombre de pages (280).

La dernière entrée date du 9 février 2020, ça équivaut à 80 jours. Et 80 jours c’est une bonne durée pour faire le tour d’un carnet comme pour faire le tour du monde selon Jules Vernes. Deux mois et 18 jours pour remplir 280 pages de collages, de petits textes, de comptes rendus, de mes journées, de petits poèmes mais surtouts beaucoup de dessins de tasse de café, voire même une tentative de dessin avec du café.

J’ajoute le tag #noteback ici en dessous et je posterai sans doute plus régulièrement des extraits de cette nouvelle pratique, que je mets en place surtout pour me souvenir de choses, parce que finalement c’est vraiment ça l’enjeu, la mémoire (et le tour du monde).

Voilà quelques extraits du carnet que je viens de finir. Le nouveau est déjà bien entamé.

T’as remarqué que #noteback c’est un jeu de mot avec Notebook et Back, comme si on était en train de looking back dans les notebooks?

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Edition Process

Sophie, Tulipe, Sarah et Céline

Toujours remettre en question son travail, c’est comme ça que ça marche. Toujours, tout le temps. Et parfois c’est usant. Et parfois on a fait le tour. Et parfois on s’emmerde.

D’une part, il y a tout le temps cette envie de créer de nouvelles choses, pour ne pas s’ennuyer nous-même, ou lasser les personnes qui nous qui nous suivent, nous font confiance et soutiennent notre travail.

D’autre part, pour cristalliser ces idées et tous ces trucs qu’on fait, il faut s’installer une routine. Un rituel. Dans le même cadre. Parce que les idées elles ne viennent pas toutes seules, elles viennent quand on leur prépare le terrain, en faisant tous les jours la même chose. Dans le même atelier ou le même bureau. Quand on boit le même café ou qu’on écrit dans le même carnet. Tous les jours, sans s’ennuyer.

Sophie Guerrive — autrice et illustratrice de la fantastique bande dessinée racontant les histoires simples et pleines d’amour de l’ours Tulipe et de ses amis — faisait part d’une réflexion à ce sujet ce matin-même. Et accompagnait son post d’un petit strip sur le sujet.

Pour vous faire une confidence, j’avais décidé que Tulipe et les Sorciers serait le dernier tome de la série. J’avais peur de me répéter, et je voulais tenter d’hasardeuses aventures plus intello et prestigieuses, le genre qui décroche de grosses bourses au CNL.
Mais j’ai reçu de votre part, ici et là, tellement de messages de remerciement et d’encouragement que j’ai changé d’avis… Depuis quelques jours, je reprends doucement la série, toujours avec le même plaisir.
Merci 💙💚💛

Sophie Guerrive sur son mur Facebook

C’est vraiment pas un hasard si justement hier je suis retombé sur l’édito que nous avions écrit à quatre main (ou deux mains, si on écrit au stylo) avec la photographe belge Sarah Eechaut, en 2014, dans le livre « The First Time Forever » publié à L’Amicale Books. Ce travail collaboratif, sous forme de livre + poster + exposition, traitait du même sujet, de tous ces matins qui doivent être les mêmes (pour la routine), mais qui doivent être tous différents (pour ne pas s’ennuyer), nous donner l’impression d’être une première fois, tous les jours, pour toujours. The first time, forever.

Ce travail était basé sur le Conditional Design Manifesto, qui dans les grandes lignes, dit que « le process est aussi important que le produit lui-même ».

As a photographer, designer or musician, we do the same things everyday. The way we see, do or think is our own. That’s what makes us who we are. But on the other hand, in our practice, we also need to constantly do things differently. Experiment. Evolve. It’s a kind of paradox. We do the same things every day but we also do them differently every day. Like a quest for something being new every time you do it. Waking up in the morning doing the same thing differently. Doing it for the first time, forever.

Conversation with Sarah Eechaut.

Et comme le hasard n’existe définitivement pas, aujourd’hui durant le déjeuner, on se demandait avec Céline comment un.e boulang.er.ère pouvait survivre en vendant uniquement de petites choses pour de petites sommes. On a conclu que le métier de la boulangerie était un métier dur, mais un beau métier. Et qu’il en faut. Ça n’a pas grand chose à voir avec tout ce que j’ai raconté plus haut, à l’exception que cette discussion avec Céline est arrivée au moment même où j’ai vu apparaître le dessin de Sophie, qui se termine par de la boulangerie, sur mon mur Facebook.

Et pour finir, comme tu es un peu attenti.f.ve, tu auras remarqué qu’on relance notre petite maison d’édition L’Amicale Books et le prochain objet publié sera la nouvelle édition du Monthly Planner qui avaient fait un carton en 2015. Une grille pour te faire ton agenda toi-même, imprimée par dessus le reste des livres de Nina Cosco et Géraldine Thiriart, imprimés chez nous il y a deux ans. Tu peux te le procurer ici, ou tu le reçois gratuitement si tu es un.e Patreon. Livraison prévue pour le 8 janvier 2020.

Dis-moi si tu aimes le pain ou les tulipes. Et voilà à quoi le Monthly Planner ressemblera.

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Luik Music Photo Process

Bothlane. Hornet.

Le truc cool quand tu fais tout le temps des photos de trucs qui paraissent sans intérêt, comme ce marquage au sol qui ressemble à tous les marquages au sol du monde, c’est que ça permet d’avoir une grosse citerne remplie d’image et de aller puiser dedans quand t’as besoin d’une idée.

Bothlane Hornet Modular Synth Cover Artwork

Bon, après, raison gardons, elle n’est pas non plus complètement folle cette photo. C’est juste une photo d’une flèche jaune dans un parking (on tournait en Espagne avec It It Anita, fin 2018, avec Shht). Mais prendre la peine et le temps et l’argent de faire ces photos sans intérêt en argentique avec un petit appareil compact — un Olympus Mju-II et de la pellicule Kodak Portra 400 — ça leur donne un cachet, un texture, un grain, une déformation, qui peut-être un jour leur donneront un intérêt.

Et puis un jour Alain, le batteur de The Brums (Luik Music — album bientôt) nous demande si on a pas une idée pour la cover du premier single digital de son projet solo, Bothlane (drums + modular synth, à lui tout seul), je fouille vite fait dans mon dossier Photo / Brutes et cette photo, avec laquelle je ne pensais jamais rien faire, se révèle être en parfaite adéquation avec le projet et le morceau.

Les liens que j’ai trouvé marrant entre le son et l’image, des petites choses sans importance, c’est notamment les deux directions indiquées par la flèche, les deux chemins, both lanes (bon ok, il y en a trois). Et puis il y a aussi le caractère jaune et rayé et piquant, qui rappelle le frelon, hornet. Je ne vais pas parler de l’aspect vaisseau de l’espace qui était la raison pour laquelle j’ai pris cette photo au départ, mais ça peut coller aussi, à l’écoute du morceau.

Une petite cerise sur ton gâteau. N’hésite pas à te trimballer non-stop avec un carnet, petit, grand, large, ligné, pas ligné, et note tout, tout le temps, fais des dessins ou écris des phrases avec des mots ou fais des photos avec ton téléphone ou un n’importe quoi, pour ne pas oublier des choses.
Peut-être un jour ça te débloquera une idée. Ou simplement la veille de ta mort tu te souviendras en retrouvant ton carnet qu’un chien déguisé en chef de gare t’avait fait trop marrer!

Pour en revenir à Bothlane, tu pourras te faire ta propre idée et l’écouter dès ce dimanche. Le clip est vraiment super et sans vouloir spoiler, juste un peu teaser, je dirai juste deux mots: danse contemporaine.
Avant ça, tu peux déjà pré-sauvegarder « Hornet » dans ta bibliothèque musicale préférée en suivant ce lien: https://ffm.to/hornet
Et pour les Patrons, le clip est déjà visible en exclu. Si tu veux soutenir tout ce qu’on fait avec Luik Music et le podcast Amour, Gloire & Chips, et voir le clip, voilà le Patreon de l’amour: http://bit.ly/MERCIMERCI

Parle-moi sur Twitter ou Instagram pour me dire si tu vois d’autres choses dans cette image.