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35mm Luikster Note

Maserati Merak, fête des pères et The Durutti Column

Quelques mots sur la playlist de cette semaine. Je ne sais pas pourquoi. Mais ils fallait qu’ils sortent, ces mots et ces morceaux.

Tu peux l’écouter ici: http://luik.lnk.to/damienaa en lisant là:

Alors il y a forcément nos 4 dernières sorties — liées au label ou à l’agence (sauras-tu les retrouver?) — mais il y a aussi deux ou trois histoires d’autour. « D’autour » ça sonne comme « d’amour » à quelques lettres près. Comme par exemple plusieurs morceaux de ce renouveau du jazz, ce nouveau jazz, ce neo-jazz, mais pas fusion, pas chiant, assez groovy, mais aussi un peu casse tête, et donc joli, qui m’est parvenu aux oreilles durant la soirée de samedi dernier chez mon pote Olivier, pas du tout arrosée à l’alcool puisque je n’en bois plus, mais arrosée à l’infusion de sauge séchée parce que « c’est comme de l’arnica pour le cerveau ». Alors il m’a fait découvrir le label International Anthem, qui sort notamment les albums de Jeff Parker de Tortoise mais aussi de Ben Lamar Gay qui devait venir jouer à l’Atelier 210 en avril. Durant cette même soirée, on parle de cette scène de Chicago qu’on écoutait beaucoup durant nos années pré-papa, avec les multiples projets de David Grubbs, Jim O’Rourke, John McEntire et donc forcément Gastr Del Sol (qui se retrouve dans la playlist). Et puis l’algorithme Spotify qui nous sort une chanson de The Durutti Column. Je n’ai jamais écouté ce groupe, c’est gentil, Spotify, de me faire découvrir cet album sorti il y a 41 ans, l’année de ma naissance, ça passe vite un disque. Ça passe vite le temps. C’est marrant comme un jour peut sembler lent, mais une année. Elle est là et puis elle est partie.

Aujourd’hui c’est la fête des pères alors il y a aussi un extrait du dernier EP de James P Honey de Buriers, sorti vendredi, une chanson qui s’appelle « Father ».
J’ai donc appelé mon père pour lui souhaiter une bonne fête et j’en ai profité pour lui poser quelques questions sur cette Maserati Merak (en photo) qui lui appartient et qui m’a toujours intriguée, sans vraiment savoir pourquoi. Elle me fascine au point où un jour j’ai demandé à mon ami tatoueur Sander (Nothingness de son nom d’époque, quand il pratiquait encore le tatouage) de la dessiner, dans son style, et de la tatouer sur mon avant-bras droit. Celui qui contient presque exclusivement des marques de vanité, comme le mot ROLEX — mon premier tatouage « blague », mais premier tatouage tout court, fait par Jean André en 2012 — la mort qui danse ou une Maserati Merak.

Mon père vient de m’apprendre que cette Merak est sortie de l’usine à Modena en Italie en avril 1979. Exactement au même moment où moi aussi, je sors de l’usine, à Liège.
Et juste pour être certain que tout ça était bel et bien prévu depuis le début, j’ai vérifié quand était sorti l’album The Return Of The Durutti Column, dont je partage un morceau dans la playlist. Et effectivement, je découvre à l’instant qu’il est sorti en 1979.
En avril.

« Funny how a day can seem so slow
but a year – it’s here then it goes »

— James P Honey

Tu peux écouter la playlist ici: http://luik.lnk.to/damienaa

Et merci d’avoir lu jusque là.

Edit 1: En plus de la métaphore cavalière de « la sortie d’usine » de la Merak et de moi-même, le label de The Durutti Column, c’était « The Factory ». Ça veut dire « usine » en anglais. Voilà, merci Nicolas d’avoir remué ça pour que je m’en aperçoive.

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