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C’est en faisant des trucs qu’on fait des trucs

L’appartement dans lequel on a fait notre workshop

On a commencé à se voir durant l’été avec Degré Premier, parce qu’on avait envie d’écrire des choses (drôles, si possible, mais ça reste à voir) et puis Maureen nous a rejoint en octobre. On a un projet en cours, qui porte le doux nom de code de RDM, mais les sessions n’étaient pas régulières et on passait surtout notre temps à parler, prendre quelques notes, mais pas vraiment « écrire ».

Et puis hier on a relancé une session, une sorte de workshop, sur deux jours.

On a commencé comme d’habitude, surtout parler durant les deux ou ou trois premières heures, brainstormer, remettre en question l’idée de RDM, douter et donc en pitcher d’autres.

C’est compliqué l’écriture à plusieurs quand on ne l’a jamais fait. On se tourne autour, on s’observe sans forcément prendre des notes, on est encore timide dans ce qu’on propose aux autres, même si on se connait toustes très bien, et ça ne fonctionnait pas vraiment. C’était pas foufou. Comme pour toutes les premières fois finalement.

Ce n’est que quand on s’est dit Allez, maintenant on y va, on se sort les carnets du sac, on s’invente des exercices, on écrit « physiquement » durant 5 minutes sur un sujet et puis on on se lit des trucs. Et on a refait ça plusieurs fois, sur plusieurs sujets, tout est à jeter, mais c’est à ce moment-là que ça a réellement démarré.

Je le savais pourtant, que ce n’était que comme ça que ça pouvait marcher, pour avoir des idées et de la matière. Mais il a fallu un peu de temps pour que ça s’enclenche.

Il n’y a pas de secret, c’est en faisant qu’on fait. J’avais déjà parlé d’un truc comme ça dans cette petite lettre numéro 26:

« C’est en faisant qu’on fait des trucs ».
Je viens de relire cette phrase. Ça ne veut rien dire. Mais je la laisse quand même parce que c’est un début. C’est le moment où on remet la machine en marche. C’est une nouvelle première fois. Et c’est toujours nul la première fois. Et il y en aura d’autres, des nouvelles premières fois.

Matérialiser ses idées sur du papier, dans un carnet, sous forme de mots ou de dessins, c’est l’unique manière de les faire exister, sinon elles restent floues, dans cet espèce de magma cotonneux qui flotte au milieu d’un cerveau qui doit déjà gérer pas mal de chaos, et je ne pensais pas que j’arriverai à finir cette phrase en la rendant compréhensible, mais l’est-elle vvraiment?

Quoi qu’il en soit, on est revenu sur le projet RDM et ça nous a permis de décoincer des choses. On aime toujours l’idée, on continue à écrire les séquences, on se refait une session dans les prochains jours et on se réjouit de passer à la phase de production pour sortir ça.

Donc allez-y, sortez-vous les carnets du sac, inventez-vous des exercices, mais surtout écrivez physiquement et publiez des trucs.

2 replies on “C’est en faisant des trucs qu’on fait des trucs”

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