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Princesse Leia

Pour faire écho au post d’hier, dans lequel je regardais le plafond avec l’intime conviction qu’il n’y avait pas trop de sens derrière les choses dont je pare mon quotidien, je vais aller creuser (alors qu’en fait je vais dans une direction diamétralement opposée) et voir au-delà de mon plafond, regarder le ciel, la nuit, les étoiles et les planètes.

Ça commence avec un message privé de Aude, avec qui je discute parfois (de télé-réalité et de plage marocaines — on ne dirait pas mais les deux sont liés, c’est son métier) qui vient me déposer une capture d’écran Co—Star dans laquelle elle s’aperçoit que je suis Bélier Ascendant Cancer. Et sans le savoir, elle vient de mettre la puce à l’oreille de l’article du jour.

« On en parle de ton Bélier Ascendant Cancer? Ça va la contradiction? Pas trop chiant? » Parce que Bélier Ascendant Cancer ça raconte ça.

Comment avoir à la fois très très confiance en soi et en même temps se trouver médiocre.
Et rechercher perpétuellement la perfection. Donc ne jamais être satisfait.

Aude J à propose de Belier Ascendant Cancer

Bélier Ascendant Cancer c’est un résumé en trois mots de l’entièreté de l’article d’hier.

Bélier Ascendant Cancer c’est aussi un résumé en trois mots de l’article écrit pour le magazine Sirop (dont j’ai déjà parlé ici mais que je n’ai pas encore partagé). Il était question de passions tristes, de fête, de Spinoza, du syndrome de l’imposteur, de la confiance en soi (et pas assez du privilège d’être un homme blanc mais ça on y reviendra aussi).

Finalement c’est comme si tout ce que je pense ou j’écris ici, avait déjà été écrit ou pensé, là-haut, juste au dessus de ma tête, depuis l’heure exacte de ma naissance. Et que tout ce que je fais, c’est de cueillir ces idées quand elles sont mûres, comme des petites pêches, et les déposer ici dans ma petite cagette.

Le titre Princess Leia ça n’a rien à voir, si ce n’est une manière de réécrire le titre d’hier (Résistance) selon le prisme des étoiles. Parce que la Princesse Leia était la cheffe de la Résistance dans la Guerre des Étoiles. Voilà c’est dit.

J’espère que ce post fera plaisir à Maureen, Zaza, Axelle, Kath et tant d’autres, mes liseu·r·ses d’étoiles sûr·es et puis je sais pas pourquoi mais j’étais quasi certain qu’en cherchant bien, j’aurais pu trouver une référence à la Princesse Leia sur le compte de Aude. Et boom.

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Résistance

Insomnie du lundi oblige, vers 3:30 du matin j’ai commencé à me demander si cette expérience d’écrire quotidiennement, que ce soit ici depuis 8 jours ou dans mes Morning Pages depuis deux ans, si mes dessins sans regarder, si mes gesticulations dans des carnets, bref, si tout ce travail avait vraiment un intérêt. Si tout ce que je fais depuis ces derniers mois — et notamment depuis le 14 novembre quand le ciel s’est éclairci, j’en parlais dans la petite lettre #35 — avait vraiment du sens.

Je me suis répété, en regardant mon plafond qu’il était temps d’arrêter de la ramener sans arrêt avec le fait de « faire des choses« . À 4:00 du mat’ je me suis finalement levé pour préparer du café et j’ai troqué l’idée de dormir avec la seule autre idée qui me semblait bonne à ce moment-là: qu’il était temps d’arrêter d’écrire tout ces trucs parce que « à quoi bon ».

J’ai dû affronter ma propre résistance, mon auto sabotage et il devait être 5:00 et quelques pages quand finalement je me suis dit que peut-être c’était pas si pire, que ça arrive à tout le monde tout le temps de remettre en question son travail, et que même si, depuis 2 semaines et 20 ans, je ne sais pas exactement où je vais, au moins le chemin est cool.

Après ma journée de répète avec It It Anita, après des trucs perso / pro à régler, sans vraiment une routine pour me « paver le chemin de la métaphore foireuse de la créativité« , écrire tout ça m’a demandé plus de temps et d’énergie que prévu. J’aurais pu me dire que c’était pas si grave, que j’aurais pu le faire demain, que c’est pas pour une fois.

Mais j’ai résisté et c’est posté.

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Le plus dur pour que ça devienne plus facile.

Je crois que Reddit lit mon blog, et notamment l’article d’hier parce qu’il vient de me ressortir un article du New Yorker de 2008 sur la routine de l’auteur Haruki Murakami — avec laquelle j’étais déjà un peu familier après avoir lu son Autoportrait de l’auteur en coureur de fond — et forcément ça parle de la discipline qu’il a acquise à force de se mettre à son bureau dès le réveil, à 4:00, jusqu’à 10:00 du matin, pour faire la chose la plus importante pour lui: écrire.

Selon lui, la discipline, la rigueur ou la routine ne sont pas des contraintes pénibles mais plutôt des outils pour paver le chemin de la créativité et faciliter les aller-retours.

C’est dimanche, on peut se permettre ce genre de métaphores foireuses.

Donc plutôt que de recommencer chaque jour le même combat pour se remettre dans un état de « création », mettons en place un rituel.

Si chaque jour, à la même heure, on s’assied à sa table, avec un café filtre (là je parle pour moi), la même playlist (là, je parle de la mienne), ou n’importe quel autre déclencheur, que l’on fait la même chose que la veille et le lendemain, on multiplie les chances par X ( = un facteur indéterminé mais motivant) que les idées viennent de manière plus fluides.

It gets easier.
Everyday it gets a little easier.
But you got to do it everyday.
That’s the hard part.
But it does get easier.

Jogging Baboon dans BoJack Horseman

Le faire tous les jours pour que ce soit plus facile, c’est ça le plus dur.

Note: Une théorie dit que le Jogging Baboon, qui court tout seul dans l’épisode final de la saison 2 et offre le morceau de sagesse cité plus haut à BoJack, serait accompagné d’une femme de son age dans un flashback qui relate un événement de 2007. L’autre interprétation de cette citation pourrait faire référence au deuil, mais ça n’engage que moi.

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Faire quelque chose tous les jours

Ce n’est pas par hasard si ce matin (si tant est que le hasard existe mais en vrai il n’existe pas — et puis, « si tant est », c’est une expression que je n’ai jamais utilisé de ma vie, sauf dans l’article d’hier), je retombe sur cette première tentative de quotidienneté démarrée lors d’une période de nouvelle année / bonnes résolutions en 2012.

J’étais encore très fort designer graphique à cette période et j’avais décidé de faire quelque chose tous les jours. Make Something Cool Every Day, c’était le nom du projet. Ça n’a pas vraiment duré longtemps mais j’avais déjà cette envie de tenter « la routine » pour m’améliorer dans un truc. Et là, en l’occurence, je voulais devenir meilleur pour « faire marcher mon cerveau et avoir des idées ».

Ça a commencé avec cette affiche piano à arracher et jour après jour je postais les résultats sur le Tumblr de PLMD (pleaseletmedesign) avec le tag MSCED. Les vestiges de l’expérience sont encore visibles et les résultats sont, en plus d’être archivées sur internet, gravés dans ma mémoire — celle que je n’ai pas.

Ces idées que je me « forçais » à avoir quotidiennement n’étaient pas toutes bonnes ni abouties, mais au moins elles ont pu exister et voir le jour parce que je bloquais quelques instants dans ma journée de l’époque pour faire autre chose que « du travail client ».

Parmi ces dessins, celui de Mickey Mouse qui porte son pantalon sur sa tête (et qui s’appelle forcément « Pants on head ») a même failli être publié en couverture d’un Etapes: mais le risque de voir débarquer les avocats de Disney était trop grand et la rédactrice en chef a décidé de ne pas le prendre.

Au-delà de faire le malin avec cette histoire de couverture, je continue à penser que faire des choses sans autre but que de les faire l’utilité de l’inutile, on y reviendra — ça peut permettre de faire émerger de nouveaux projets intéressants.

L’article d’hier, qui est apparu simplement parce que je rangeais des lignes sous un titre parlais déjà de ça: pour s’améliorer dans une discipline, essayons de nous poser à nos bureaux, ateliers, studios, tous les jours à la même heure, faisons, et voyons ce qui arrive.

Je vais continuer à tricoter autour de cette idée de et puis peut-être que j’aurais droit à une autre couverture, qui me tiendra chaud cet hiver.

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Ranger les lignes

Je n’ai pas encore réussi à rentrer le moment « écrire l’article du jour » dans la routine de mes journées. J’ai les Morning Pages, déclenchées par la préparation du café filtre du matin, j’ai le post quotidien sur Chair Journal, déclenché par je sais pas quoi, mais sans doute parce que j’y pense tous le temps, donc je le fais, et puis j’ai encore 2-3 trucs divers que je que je fais tous les jours. Mais l’écriture de l’article du jour, c’est pas encore fluide. Ça va venir.

Je cherche à faire rentrer ça dans une routine pour ne plus y penser. Ou plutôt, y penser constamment sans y penser, pour que ça devienne un réflexe de saisir les choses qui m’ont éveillé la veille et les synthétiser en quelques lignes dans le post du lendemain.

Pour ça, et pour s’améliorer dans une discipline, essayons de nous poser à nos bureaux, ateliers, studios, tous les jours à la même heure, faisons, et voyons ce qui arrive.

Et me poser à mon bureau, c’est ce que je n’ai pas du tout eu le temps de faire aujourd’hui — parce que le vendredi c’est ravioli — si tant est que « ravioli » veuille dire « le bordel dans l’agenda ». Et donc, toute la journée, j’ai dû faire plein de truc de ravioli mais à 18:00 je n’avais toujours rien à dire ni écrire. Finalement je prends le temps de me poser à mon bureau, sans savoir ce que je voulais écrire.

J’ai ouvert mon carnet et la dernière note était issue d’un message de message de Maureen suite à cet article et au dessin qui l’illustre. « On dirait que les lignes du carnet sont rangée sur la page d’en face ».

Ranger les lignes.

C’est à ça que me servent les carnets. Ranger des lignes pour ensuite les déposer ici.

J’ai pris mon Pentel Sign Pen, un de mes outils préférés pour faire des lignes, j’ai fait des lignes et je les ai rangées sous le titre — d’ailleurs, avec Maureen et Benjamin, on parle de ce marqueur dans l’épisode de 3 de Amour Papier, notre podcast qui parle de notre amour du papier et de la papeterie.

Et pendant que je dessinais ces lignes droites, les lignes de ce post s’écrivaient dans ma tête. Alors je les dépose ici.

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Mémoire vide

Poster tous les jours mais essayer de ne pas raconter les mêmes histoires. C’est ça l’idée, mais j’ai quand même l’impression que c’est ce qui va se passer pendant un temps, puisque je suis encore dans l’expérimentation de cette nouvelle quotidienneté et que, ce qui m’anime surtout dans ce que j’écris ces jours-ci, c’est l’écriture.

Par contre, écrire tous les jours et risquer de raconter les mêmes choses, ça permet de trouver des pattern, des motifs, des répétitions, dans ce qui nous trotte dans la tête. Et ce matin, je me suis rendu compte qu’un sujet dont je parle très souvent, c’est la mémoire. Et surtout celle que je n’ai pas.

Déjà dans dans l’article d’hier, ensuite dans un petit article que j’ai écrit pour le nouveau magazine Sirop (que je posterai ici bientôt), sinon je tombe régulièrement sur la phrase « Je n’ai pas de mémoire » en rouvrant des Morning Pages au hasard, et puis j’ai un petit projet de tatouage / jeu de mot avec « mémoire » depuis un moment — heureusement que je l’ai noté dans un carnet.

Je posterai bientôt l’article du Sirop.

J’ai même un jour acheté le roman d’un auteur italien que je ne connaissais pas simplement parce qu’il s’intitulait « Mémoire du vide ». En le consultant ce matin après avoir écrit avec mon café (enfin, j’ai écrit avec mon stylo, mais je buvais du café pendant l’acte) j’ai retrouvé un marque page à l’intérieur. C’était la carte de l’école maternelle de Léon, quand nous habitions encore à Bruxelles, ce qui me permet de dater avec la précision du carbone 14 (c’est à dire à 40 ans près) que cette histoire de mémoire me turlupine déjà depuis 2009 ou 2010.

Parmi les Morning Pages que j’ai consulté ce matin et qui parlaient de mémoire, j’ai retrouvé cette phrase, notée il y a quelque mois:

C’est triste d’attendre qu’elles s’effacent des mémoires pour vouloir se souvenir des belles choses.

Alors écrivons les belles choses et peut-être qu’un jour ira s’y réfugier.

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Parfois j’oublie d’écrire et ça me tue

Hier soir j’ai eu une idée de post pour aujourd’hui. Je me souviens simplement m’être dit Ça serait trop cool d’écrire là dessus mais j’ai eu la flemme de me lever et de prendre mon carnet pour la noter.

Donc je l’ai oubliée parce que — c’est un fait avéré — je n’ai aucune mémoire.

C’est vraiment dommage parce je suis carrément le gars qui répète à l’envi aux copaines de tout noter, tout le temps, parce que la tête elle est faite pour inventer des idées et pas pour les stocker. Donc il faut faire de la place et tout sortir.

À l’inverse, j’ai un vague souvenir, qui doit dater des débuts de notre studio de design graphique PLMD (pleaseletmedesign) vers 2005 — j’ai une très mauvaise mémoire — quand on partageait un bureau avec le photographe Grégory Derkenne, avoir été étonné qu’il ne sorte jamais de carnets ni ne prenne aucune note quand on se retrouvait autour de nos nombreux café pour discuter de tout, de projets, de rien.

Il m’a répondu un truc du genre — de mémoire — « Si j’ai une idée, elle est là (il me montre sa tête) et si elle est bonne elle restera ».

J’imagine que chacun a la mémoire qu’il mérite et fonctionne à sa manière. D’ailleurs, là, je cherchais une chute à ce post mais je ne la trouvais pas, alors elle est arrivée par la radio, quand Sandrine Colette, l’invitée du matin dans Boomerang de Augustin Trapenard sur France Inter, dit:

Les mots c’est ce qui nous sauve

Sandrine Colette

Alors je prends ça comme une aubaine et je remixe.

Écrire c’est ce qui tue l’oubli.

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Plus important que d’avoir plein de temps

Hier j’ai posté ici avec le petit espoir de pouvoir le faire tous les jours. Juste un peu. Juste quelques mots, un peu, en petit, plutôt que de me sentir coincé par devoir poster fort ou beaucoup.

Alors effectivement le premier truc qui me vient c’est comment poster ici tous les jours alors que tu n’arrives même pas à envoyer ta petite lettre hebdomadaire toutes les deux semaines? Je n’ai pas la réponse mais c’est peut-être un début de solution. Peut-être que quelques mots tous les jours, ça fait une petite lettre toutes les semaines.

Depuis que ce blog existe ça a toujours été le projet. Publier quotidiennement, même petit. Je crois que c’était il y a 5 ou 6 ans en découvrant le site de Seth Godin, qui publie un article tous les jours, petit ou grand, que cette envie est née.

J’ai écrit quelques fois par-ci par-là, mais c’était à côté d’autres choses.

The work you do while you procrastinate is probably the work you should be doing for the rest of your life.

Jessica Hische

Très connue sur Pinterest cette citation.

Alors je ne pense pas que je vais arrêter tout le reste mais je voudrais que cet à côté fasse vraiment partie de ce que je fais au quotidien, que ce soit dans la musique, le dessin, le graphisme, le podcast ou je ne sais pas quoi d’autre.

C’est aussi ce que Juliette — Je ne sais pas choisir — Becquart a fait quand, après plus de 5 ans en entreprise, elle a quitté le confort d’un CDI pour se lancer en freelance. Elle est aujourd’hui photographe pour différentes marques et agences et prend le temps de s’occuper de sa famille, ses plantes, ses photos et son blog (qui existe depuis 2007).

Establishing and keeping a routine can be even more important than having a lot of time.

Austin Kleon

Faire de l’écriture une routine, c’est déjà le cas avec les Morning Pages mais « écrire et publier », ce n’est pas encore le cas et c’est un processus que je veux mettre en place dès maintenant. Si en plus ça me permet de faciliter la publication de la petite lettre c’est gagnant-gagnant. Je vais en faire une expérimentation, poster quotidiennement pendant au moins 21 jours (chiffre choisi au hasard) et puis je verrai où ça nous mène.

On se cherche tous, toujours, tout le temps, partout, et il n’est jamais trop tard pour se trouver.

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Ecrire c’est vivre deux fois

Ce matin j’ai posté cette photo d’une partie de mes carnets de 2020 et Yannick Schutz est venu taper sur l’épaule de mes messages privés sur Instagram pour savoir ce qu’il y avait dedans. Ce ne sont pas des Morning Pages (je n’ai toujours pas écrit ce petit article que j’avais promis il y a quelques mois — mais ça arrive), ce sont plutôt des carnets de travail, qui contiennent des notes, des collages, une serviette, une idée, un autocollant, beaucoup de dates tamponnées, des dessins sans regarder ou des dessins de projets futurs.

J’en avais partagé un extrait il y a quelques mois.

Il m’a ensuite montré deux images de ses carnets à lui et en lisant les quelques mots qui étaient visibles, des notes sur un modèle de film argentique pour son appareil photo et des mots sur l’océan, j’avais l’impression de vivre le même moment que lui quand il les avait écrits. Avec le recul c’est effectivement ce qu’il se passe constamment quand on lit les mots des autres, on revit leurs moments, donc rien de nouveau sous le soleil, mais c’est la première fois que je me suis dit:

Ah mais écrire, c’est vivre deux fois.

Ma première réaction à la sortie de cette phrase c’était de me dire Waouw quel génie de sortir ça comme ça, spontanément. Mais j’ai vite remis mes pieds sur la terre ferme et l’effet de surprise n’a duré qu’un temps. Il faut toujours vérifier ses coups de génie sur Google, c’est plus prudent, parce que c’est sûr et certain qu’une phrase aussi évidente, voire pompeuse, a probablement déjà été écrite. Et effectivement.

Créer c’est vivre deux fois

Albert Camus

Pour aller plus loin, comme disent les livres, voilà une petite explication des mots d’Albert.

Sinon, merci Yannick pour la discussion de ce matin et les images de tes carnets qui m’ont inspiré ce post, qui fait partie d’une série de un seul article, intitulée #noteback, dans laquelle je partagerai régulièrement l’intérieur de mes carnets.

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35mm Note

Le soleil se lave

Instagram

Quelques minutes avant, Charlotte a partagé un morceau de Slint. Et comme Slint c’est toujours une bonne idée, je me suis lancé dans l’album Spiderland avant de me lancer dans la recherche de cette photo avant de me lancer dans l’écriture de ce petit texte avant de le poster ici.

Il a d’abord fallu que je passe en revue mes dernières photos pour décider laquelle j’allais poster. J’avais forcément des voitures cassées dans le dossier, j’ai même une photo d’une voiture qui vient de bruler. La vie vite. Du feu et des bagnoles. Furious & Fast. Mais je ne me sentais pas trop dans un mood furieux et rapide, je suis plutôt placide et lent en ce moment. L’univers est un peu trop chamaille avec moi et il appuie beaucoup sur mes épaules depuis quelques jours. J’ai d’avantage besoin d’une chaise de jardin que d’un siège baquet.

Alors j’ai vu ce soleil, là. Apaisé. Qui n’attend rien d’autre que de se coucher. Il a fait son taf. Il s’est levé, il a chauffé, il s’est couché. Avec ou sans nous à ses côtés, il se lève, il chauffe, il se couche. Il n’attend rien de moi, à part peut-être s’il est bien apprêté, avec ses petits arbres et son ciel orange, il m’attend pour que je le photographie ou au moins que je m’asseye sur une chaise en plastique pour le regarder se coucher. Mais je ne fais jamais ça. Ou trop rarement. Sans doute parce que je sais. Qu’il finira toujours par se lever. Demain.

À l’exact moment où j’écris cette dernière phrase, Spiderland fait son petit tour et Slint vient me chanter à l’oreille « Promise me the sun will rise again » et c’est peut être la collision dont j’avais besoin. Cette photo de soleil qui se choisi d’elle même dans mes archives, ce bout de phrase qui s’invite dans ce texte et cette chanson, Washer, qui me promet, au moment où je l’écris, que le soleil se lèvera à nouveau. Demain.